dimanche 21 avril 2013

Nadal: «Je n'ai pas tenu»


Déçu mais pas abattu, Rafael Nadal a estimé qu'il n'avait pas encore la condition physique nécessaire pour tenir face à Novak Djokovic. Il affirme qu'il a le temps de voir avant Roland-Garros et attend sa revanche.


«Rafael Nadal, qu'avez-vous ressenti en le voyant démarrer le match si fort ?
C'est vrai qu'il a commencé fort mais je trouve que 4-0 c'était trop cher payé. J'ai eu des chances dans les premiers jeux, alors même s'il jouait très bien je ne jouais pas mal non plus. Ce n'est pas comme si je n'avais pas bien senti la balle et que lui gagnait tous les points. Il a probablement mieux joué que moi mais la différence n'était pas si grande. Dans le deuxième set, j'avais un break d'avance à 4-2 puis à 6-5, je jouais vraiment bien et j'avais plus d'opportunités que lui. Mais j'ai manqué d'un peu de physique, d'être capable de jouer tous les points avec la même intensité. J'ai fatigué plus vite que d'habitude. Je n'ai pas tenu cette intensité.

Vous disiez que vous n'étiez pas le favori mais perdre ici après tant de victoires, ça doit faire mal quand même...
Je ne sais pas. Je préfère gagner que perdre, mais c'est le sport. Ce n'est pas une tragédie non plus (sourire). Cela faisait huit ans que je n'avais pas perdu, c'est quand même quelque chose. Cela a été une semaine positive pour moi alors que je n'avais pas pu bien m'entraîner avant d'arriver ici. J'ai atteint la finale, et ça va m'aider à améliorer ma condition physique pour la suite. J'espère une grande semaine à Barcelone et enfin me retrouver à 100%. Si on parle du jeu, j'étais satisfait de mon tennis aujourd'hui. Je suis sur la bonne voie avec cette cinquième finale de suite. Si on m'avait dit ça il y a quatre mois j'aurais pleuré de joie. J'ai tout le temps nécessaire avant Roland-Garros.
«Il a été le meilleur, je ne peux que le féliciter, lui et son équipe. Mais j'espère vraiment que j'aurais une autre chance»
 
  A 4-2 et 6-5 dans le deuxième set, c'était vraiment une question de physique ou bien étiez-vous nerveux ?
En 2011 j'ai parfois senti de la nervosité face à Novak, j'étais un peu angoissé dans les moments importants. Mais aujourd'hui ça n'était pas le cas. Je me suis battu et je suis revenu après un premier set difficile. Ce n'est pas facile de séparer le physique du mental, sauf qu'aujourd'hui je me sentais bien. Après quand on commence à fatiguer, c'est forcément plus dur dans la tête aussi. J'ai tout essayé pour remettre encore et encore une balle de plus. Et quand j'ai réussi, je n'ai pas eu l'impression d'être si loin de gagner. Il a été le meilleur, je ne peux que le féliciter, lui et son équipe. Mais j'espère vraiment que j'aurai une autre chance.

Quels soucis avez-vous par rapport au jeu de Novak Djokovic ?
Vous pouvez me rappeler son classement ? (sourire) Je joue face au meilleur joueur du monde, un joueur fantastique. Et si face à lui on n'est pas à 100% alors c'est quasiment impossible. Il joue un grand tennis, très complet : face à lui je dois être à mon meilleur niveau et le pousser à ses limites. Dans le passé, quand j'étais à mon maximum il a dû ressentir la même chose. C'est ce qui est bien avec le sport : on pousse son jeu ou son corps dans ses derniers retranchements afin de gagner ces matches si spéciaux. J'ai besoin de plus de matches à cette intensité de jeu et de concentration. Et je vais travailler là-dessus (sourire). 
 

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